Et si l’optimisme …..

Optimisme

Les comportements bienveillants autorisent l’optimisme !

Les Français sont en proie à un pessimisme majeur. À titre d’exemple, l’enquête[1] réalisée début 2018 par BVA-Gallup International sur l’optimisme économique montre que la France se place au 46ème rang sur 55 pays interviewés. Or, l’optimisme est d’autant plus essentiel que les difficultés sont importantes.

Mais avant de voir les atouts de l’optimisme dans les situations de grande incertitude, de grande complexité, essayons de le définir.
Pour cela, j’aime beaucoup cette phrase de Jacqueline de Romilly « Quand tout est difficile, l’optimisme est le moyen de transformer les soucis en défis. Les soucis nous accablent alors que les défis, nous avons envie de les relever ».

Il est tentant de rapprocher les propos de Jacqueline de Romilly des travaux de Guy Cheron[2] et de définir l’optimisme comme le moyen de transformer les soucis en « défis possibles ».

Mais pourquoi ne sommes-nous pas plus optimistes ?
Comme le faisait, à merveille, remarquer Alain, « Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté ».
Être optimiste, être capable de transformer les soucis en « défis possibles », est donc avant tout un acte volontaire, un effort que l’on doit accomplir !
Et cependant, même si c’est un effort, même si c’est difficile, souvenons-nous de ce conseil de Jacqueline de Romilly : « On a un devoir d’optimisme vis-à-vis des générations à venir ».

De solides atouts

A l’heure actuelle, y-a-t-il des éléments qui pourraient faciliter cet effort, c’est-à-dire des éléments qui seraient en mesure d’aider à croire en un avenir meilleur?
Une saine analyse de la situation est indispensable car, même si des personnes sont en difficulté dans notre pays, la France a de solides atouts.

Une véritable solidarité entre les personnes
Elle se traduit notamment au travers de notre système de protection sociale. Combien de pays envient notre système qui permet à chacun, en cas de besoin, de recevoir les soins nécessaires ?
Faut-il que ce soit Michael Moore, en février 2008, qui nous rappelle son admiration pour notre système de soins. N’est-ce pas ce système de soins qui a permis de gagner 7,77 années d’espérance de vie[3] entre 1980 et 2016 ?

Sur le plan économique : l’attachement au travail des Français
Celui-ci interpelle même les journalistes… canadiens. Ainsi, Antoine Char[4], dans le journal “Métro” de Montréal est très clair : « Au pays des 5 semaines de congés payés et des 35 heures de travail par semaine, les Français ont malgré tout un rapport passionnel au travail. Ce n’est pas seulement un gagne-pain, comme dans bon nombre de pays anglo-saxons. C’est un mode de vie ».
C’est peut-être cet attachement au travail qui explique la belle performance de notre pays en matière de productivité.

Nos valeurs
Elles sont fortes parce que profondément humanistes. Or, en période de crise, des valeurs fortes aident à recourir à un nouveau leadership.
Le fondateur du Forum de Davos, Klaus Schwab, explique dans “Les Echos “[5] qu’il faut “une nouvelle forme de leadership pour lutter contre le burn-out”, “une nouvelle forme de leadership” basée sur une “vision claire” et des… “valeurs” !
D’autant plus que le système de valeurs suggéré par Klaus Schwab est en parfaite harmonie avec les valeurs chères à notre pays : “Les valeurs associées à un véritable leadership doivent prendre en compte bien plus que les bénéfices à court terme pour les actionnaires ou le prochain sondage pour les intentions de vote…” Des valeurs au service au service du bien commun, en quelque sorte ! Reconnaissons que les valeurs de la France apparaissent en parfaite adéquation.

Une « vision » basée sur la culture de la bienveillance
Une possible vision pour reprendre l’autre pilier du “nouveau leadership” cher à Klauss Schwab.
Là encore, pour rester en harmonie avec le bien commun, il pourrait s’agir d’une culture de la bienveillance à l’échelle du pays…
Si les comportements bienveillants donnent des résultats à l’échelle de l’entreprise et à l’échelle des territoires, pourquoi ne pas les étendre à l’ensemble du pays ? Une culture de la bienveillance est possible parce qu’il y a chez nombre d’entre nous un réflexe de fraternité et un réflexe d’intérêt général !

Un réflexe de fraternité
Lors d’un accident, dans un élan de fraternité, des personnes portent secours, aident et contribuent à sauver. Lors de catastrophes naturelles, lors d’actes de guerre, des personnes prennent des risques considérables, parfois vitaux, pour aller porter secours. La fraternité peut donc être plus forte que sa propre vie.

Un réflexe d’intérêt général
Lors de situations de crise, dans un élan d’intérêt général, des personnes, souvent douées d’une grande sensibilité au point de sentir venir le danger avant d’autres, réfléchissent à des solutions susceptibles d’aider le pays à guérir de ses maux, à aller de l’avant.

Une culture de la bienveillance

Une culture de la bienveillance est possible parce que nous avons tous à y gagner ! C’est la clé qui permettra à chacun de vivre mieux, de mieux réussir et d’être plus heureux, qu’il soit chômeur, salarié ou dirigeant, parent ou enfant.
Notre sens de la solidarité, notre attachement au travail, nos valeurs et une vision qui s’ancre dans nos valeurs peuvent aider notre pays non seulement à retrouver une véritable dynamique mais aussi à ouvrir une nouvelle voie, celle d’un “nouveau leadership” à la française. Grâce à la culture de la bienveillance, nous trouverons l’ardeur de l’optimisme…
Mon premier métier, la médecine d’urgence, m’a appris que rien n’était jamais perdu. Je me réfugie souvent dans mon passé médical pour me convaincre de l’ardeur de l’optimisme.

Optimisme et succès

Dans différents domaines, l’optimisme aide au succès. Ainsi, selon une étude[6] menée en 1986, par Martin Seligman, il apparaît que les vendeurs optimistes vendaient, en moyenne, 37 % de plus que les pessimistes. Par ailleurs, ceux présents dans le top 10 du degré d’optimisme vendaient 88 % de plus que ceux situés dans le top 10 du degré de pessimisme.
Notons aussi que les vendeurs optimistes apparaissaient plus satisfaits de leur travail et démissionnaient deux fois moins.
L’optimisme est également source de bien-être. Comme le font remarquer les professeurs Pierre et Henri Lôo[7] et le docteur André Galinowski[8], dans leur ouvrage[9] “Le stress permanent” : “La personnalité optimiste intervient comme appoint correcteur du stress“.

Raisons d’espérer

Si, prenant conscience de nos atouts (solidarité, attachement au travail, valeurs, vision…), chacun de nous fait le petit effort de bienveillance supplémentaire, alors, oui, la France peut non seulement retrouver un certain rayonnement, mais aussi montrer la voie.
Oui, la seule voie possible est celle de l’effort de chacun, un supplément d’effort porteur de réalisation de soi et qui, de ce fait, permet à chacun de faire de sa vie une œuvre dont il pourra être fier.

Philippe Rodet

À propos de l’auteur : le docteur Philippe Rodet a publié “Le Bonheur sans ordonnance” (Eyrolles 2015), “Aurélien, c’est papa, je t’aime ! Et si la bienveillance sauvait des vies” (Eyrolles 2018). Il est aussi co-auteur, avec Yves Desjacques, DRH, de “Le Management bienveillant” (Eyrolles 2017).

[1] https://www.bva-group.com/sondages/barometre-international-de-confiance-
[2] Neurophysiologiste belge
[3] https://data.worldbank.org/indicator/SP.DYN.LE00.IN
[4] http://www.stress-info.org/blog/2009/10/20/«-les-francais-ont-un-rapport-passionnel-au-travail…-»/
[5] 20 janvier 2012
[6] Etude réalisée auprès de vendeurs de polices d’assurance de la Metropolitan Life Insurance Company
[7] Professeurs de psychiatrie à l’hôpital Sainte-Anne
[8] Psychiatre
[9] Editions Masson

 

Publié par la ligue des optimistes dans sa lettre du 10 décembre 2018

infos@printempsdeloptimisme.com

2019-01-12T00:50:50+00:00 Non classé|

A propos de :

Créatrice à l'âge de 26 ans d'une entreprise qu'elle a dirigé 11 ans, elle intervient aujourd'hui auprès d'autres dirigeants pour les aider à pérenniser, développer et optimiser la rentabilité de leur entreprise sans travailler 70 heures par semaine. Coach certifiée RNCP1 et consultante - créatrice de la société idrm - elle intervient sur la base de son expérience et menée par sa passion d'aider les entrepreneurs dans leurs challenges quotidiens.
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