Épuisement professionnel

Épuisement professionnel =Burn-out : les 12 étapes selon Freudenberger

Le burn-out est désastreux, c’est un état progressif qui s’installe insidieusement et dont les dégâts sont calamiteux.

Le burn-out tue.

Une étude effectuée en France en 2013 par le cabinet Technologia visait à adresser un état des lieux sur le burn-out et montrer l’importance de la  pathologie ainsi que les difficultés à la quantifier.

Cette étude dit, entre autres choses,  que les populations les plus touchées sont les agriculteurs (on peut signaler qu’un agriculteur en France se suicide tous les deux jours), les chefs d’entreprises y compris les commerçants et les artisans, (on peut à ce titre rappeler que deux dirigeants d’entreprise se suicident chaque jour – chiffre publié dans le Figaro le 5 février 2014),  et enfin les cadres.

Le problème concernant le burn-out c’est que quand on effectue des recherches à son sujet, on voit une absence de définition consensuelle, et qu’on trouve plusieurs dizaines de définitions.

Définitions :

La définition française est énoncée sous l’appellation « épuisement professionnel ».

L’anglais le définira par burn-out , burn = brûlé ; out = complètement.

Au Japon, on utilise la terminologie pour définir cet épuisement professionnel « Karoshi » karo = mort ;  shi = fatigue au travail, qui désigne la mort par surmenage professionnel. C’est une forme d’épuisement ultime qui conduit à la mort bien souvent par défaillance cardiaque.

L’un des premiers à avoir mis en évidence le concept de burn-out est Herbert Freudenberger (psychologue et psychothérapeute américain) en 1974.

 Selon lui, les personnes les plus à risques sont forcément impliquées dans leur travail comme si elles étaient investies d’une mission. Il y a, selon Freudenberger, comme facteur favorisant le burn-out, la composante « d’une pression d’accomplir » et « réussir ».

Alors, basons-nous sur Freudenberger, le pionnier, puisqu’on ne va pas étudier ici les dizaines de définitions du burn-out.

Freudenberger décrit en 1986, 12 phases particulières qui caractérisent le burn-out.

 

La 1ère phase est « la compulsion de se révéler » ou la détermination obsessive de réussir, solitude et attentes excessives de soi.

La 2ème phase sera « l’intensité » : pas de délégation, volonté de garder le contrôle etc. L’individu ne veut pas ou ne peut pas partager la responsabilité de ce qu’il fait.

La 3ème phase : « déprivation subtile » c’est à dire le déclin de l’attention portée aux besoins personnels.

La 4ème phase se manifeste par le rejet des conflits et des besoins. L’individu prend conscience de l’émergence de conflits internes, sentiments et comportements qui sont mal synchronisés.

La 5ème phase est « la déformation des valeurs ». L’essentiel et le non-essentiel ne sont plus distingués.

La 6ème phase est « l’augmentation du déni » et notamment des perceptions traumatisantes de la réalité.

La 7ème phase est une phase  de « désengagement de l’individu » par rapport à son environnement. Il ne veut plus ou il n’est plus en capacité d’être en contact avec les autres.

À la 8ème phase, les comportements sont notablement modifiés. Des actions « négatives » sont envisagées envers l’individu et les autres.

À la 9ème phase, intervient la « dépersonnalisation ou altération de la conscience », sentiment de déréalisation et de méconnaissance de soi-même.

Le 10ème stade est le stade du « vide ». C’est un sentiment d’inutilité et un épuisement. Peuvent apparaître à ce moment là des conduites à risque de type alcool, drogue, médicaments, suralimentation, baisse d’alimentation….

La 11ème phase se marque par la dépression. Il n’y a plus de motivation pour rien, parfois, à ce stade-là des tendances suicidaires peuvent apparaître.

Enfin, au dernier stade, le 12ème, il y a épuisement total ou mise en danger de la survie physique de l’être, une détérioration du système immunitaire ainsi que d’autres systèmes physiologiques se détériorent. La réaction comme (à un certain  nombre des premières phases) constatée, sera un surinvestissement à la tâche qui mènera à « l’échec, l’usure et enfin l’épuisement », il définira alors le burn-out.

Cela m’amène à mon leitmotiv, pour l’avoir vécu : ne pas surinvestir la tâche ni sa fonction, délimiter clairement quelle est la fonction, apprendre à déléguer, prendre du temps pour soi, prendre le temps de se ressourcer, d’être avec ceux qu’on aime, de faire ce qu’on aime, de s’accorder du temps, le temps de se faire plaisir, le temps de vivre en dehors du travail pour tenir le coup et avoir des ressources internes et externes.

Avant que les dernières phases apparaissent, on peut parler de prévention. Le but est de prévenir toute survenue d’événements, de retarder, d’anticiper toute problématique qui pourrait à terme conduire à l’épuisement.

Cette prévention peut s’articuler autour de la régulation du stress, de l’identification de facteurs (internes et externes) qui favorisent un avancement vers la chronicité du stress pour réussir à prendre de la hauteur.

Il est utile aussi de renouer et entretenir un réseau social soutenant, aidant, bienveillant. Afin de sortir de la spirale infernale

Sur internet, vous pouvez avoir accès à  l’échelle de Maslach qui vous permettra d’évaluer votre éventuel niveau d’épuisement professionnel, ou reprérer celui d’un de vos collaborateurs.

A bientôt.

Isabelle

Votre coach RNCP1
06 19 19 53 40.

2018-10-29T00:36:56+00:00 Santé du dirigeant|

A propos de :

Créatrice à l'âge de 26 ans d'une entreprise qu'elle a dirigé 11 ans, elle intervient aujourd'hui auprès d'autres dirigeants pour les aider à pérenniser, développer et optimiser la rentabilité de leur entreprise sans travailler 70 heures par semaine. Coach certifiée RNCP1 et consultante - créatrice de la société idrm - elle intervient sur la base de son expérience et menée par sa passion d'aider les entrepreneurs dans leurs challenges quotidiens.
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