Un bon manager sait maîtriser ses ruminations

bon dirigeantPourquoi parler de la rumination ? Pourquoi un bon manager devrait-il pouvoir « contrôler » ses ruminations ?

Parce que la rumination est contre productive pour un bon manager (et pour toute personne en général). Et que ruminer consiste bien souvent à se faire du mal.

Quel intérêt alors de ruminer ? Y-aurait-il des avantages à ruminer, au delà des inconvénients ? C’est ce que nous allons voir ici.

 

Qu’appelle-t-on la rumination ?

La rumination consiste à penser de façon répétitive et récurrente à des choses liées au passé :

  • Un événement qui s’est mal passé,
  • Des difficultés professionnelles,
  • Des problèmes qu’on a rencontrés et pas encore résolus,
  • Une dispute avec un collaborateur,
  • Un client mécontent
  • …..

 

La liste peut être longue pour un bon manager préoccupé par la satisfaction des clients, la bonne entente au sein de son équipe, et sa propre performance.

 

Certains chercheurs qualifient cela de «  prison psychologique ».

 

Céline Baeyens, maître de conférences et chercheur au laboratoire interuniversitaire de psychologie de l’université de Grenoble Alpes a donné en 2015 une conférence à ce sujet.

Vous pouvez visionner sa vidéo sur You Tube. Cette conférence dure une heure et vous apprendra différentes choses fort intéressantes, puisque, étant un bon manager, vous cherchez à trouver des solutions aux challenges que vous rencontrez.

 

Au global, même si vous ne regardez pas cette vidéo parce que vous n’en avez pas le temps, on peut mettre dans ce présent article différents éléments qui montrent que la rumination est contre-productive pour un bon manager, ses collaborateurs, et pour tout le monde :

  • Pendant que vous êtes en train de ruminer vous perdez votre temps puisque ce qui s’est passé est par définition passé, et que vous ne pouvez rien y changer. Se répéter à l’infini « J’aurais dû faire autrement, j’aurais dû faire ceci, j’aurais dû faire cela » ou cultiver le ressentiment, occupe votre esprit et l’empêche de se concentrer sur le moment présent c’est à dire exactement sur ce que vous avez à faire pour atteindre vos objectifs,
  • Car si votre présent est la résultante de vos actions passées, votre avenir est la résultante des actions que vous posez aujourd’hui. Donc : stop aux ruminations inutiles, mettez vous à l’action. Et dès que l’idée se présente, dites-lui STOP (vous pouvez même vous le dire à haute voix si vous êtes seul dans votre bureau) …

Vous verrez qu’au bout d’un moment, si vous prenez l’habitude dire STOP dès que l’idée se présente, votre cerveau intégrera qu’il doit cesser de vous envoyer ce message.

Cela peut se faire en quelques « STOP ».

Quand le « traumatisme » émotionnel suite à cet événement passé est fort, cela peut vous demander un peu plus de temps.

Mais je vous assure que ça marche.

 

Ces penses insistantes sont un processus tout à fait normal. Tout le monde (ou presque) rumine. Même les bons managers.

Le problème est que la rumination peut nuire à votre mise en action au profit de l’objectif qui vous voulez atteindre et ça, c’est beaucoup plus embêtant.

 

Ce que nous dit entre autres chose Céline  Baeyens dans sa conférence et que j’ai retrouvé dans un article qui s’appelle « Managers de la santé, comment arrêtez vos ruminations psychologiques » publié le 18 septembre 2017 sur le site managersante.com :

  • « Vous comparer sans cesse aux autres peut induire une mauvaise image de vous-même et donc développer ces ruminations mentales,
  • Vous comparer régulièrement à un idéal que vous voulez atteindre peut lui aussi contribuer à ces ruminations mentales puisqu’il est parfaitement impossible d’être en permanence au top de ses capacités,
  • Ces mécanismes de rumination peuvent se déclencher très rapidement si vous êtes d’humeur maussade, ce qui conforte ce que je répète en boucle : si vous prenez soin de vous, si vous prenez le temps de vous reposer, si vous prenez le temps de profiter de la vie, cela ne vous empêchera pas d’être de temps en temps d’une humeur maussade, mais cela vous empêchera très certainement d’être très souvent ou en permanence d’humeur maussade.

 

Dans l’article ci-dessus cité, il est écrit que 7 à 8 minutes de complaisance aux idées « négatives » suffisent pour que l’humeur « négative » et les pensées « négatives » augmentent.

Dans cet article, il est précisé : « les conséquences de ces ruminations mentales peuvent être immenses » :

  • Elles sont à la source de l’inhibition de comportements appelés aussi procrastination,
  • Elles engendrent une diminution du support social : à vous entendre encore et toujours parler de vos malheurs, votre entourage va progressivement chercher à vous éviter,
  • Les ruminations mentales conduisent enfin à des situations extrêmes, par exemple, elles incitent aux troubles bipolaires et aux risques suicidaires mais aussi plus communément aux troubles de conduite alimentaire, aux addictions en tout genre, à la colère et même au perfectionnisme exacerbé ».

 

Que faut-il donc faire pour s’en sortir, puisque, étant un bon manager, vous n’avez pas envie de ruminer plus que nécessaire ?

  • Décidez de ne plus être un bourreau pour vous-même en ruminant,
  • Dites STOP à la pensée,
  • Respirez lentement. Inspirez par le nez, et expirez doucement, comme si vous vouliez éteindre une bougie sans faire couler de la cire,
  • Focalisez-vous sur un excellent souvenir,
  • Levez-vous et marchez quelques minutes, bougez votre corps,
  • Allez chercher une boisson que vous aimez au distributeur,
  • Regardez une vidéo drôle sur You Tube,

Céline propose également de pratiquer quelques principes de base :

  • Comprendre l’utilité de la rumination dans sa fonction d’évitement,
  • Comprendre le problème spécifique dans lequel la rumination s’installe,
  • Apprendre à identifier ces éléments précédents et les signaux d’alarme qui les accompagnent.

 

Quels peuvent être les déclencheurs, y compris chez un bon manager ?

Selon l’auteur, les ruminations peuvent plus facilement se déclencher dans des contextes particuliers :

  • Lors de dates anniversaire (de dates difficiles),
  • A certains moments de la journée,
  • Face à des déclencheurs d’humeur (un contexte, une odeur, une musique etc.),
  • Dans des situations de solitude,
  • En période d’évaluation (d’objectif professionnel ou de soi que ce soit réalisé dans le cadre hiérarchique ou par vous-même, et que cela concerne l’image que vous avez par vous-même de votre propre personne ou celle que vous pensez que les autres ont de vous),
  • En période de manque d’activités « absorbantes » comme des challenges professionnels ou intellectuels,
  • Des rituels ou routines installés depuis trop longtemps.

 

Donc : message pour les bons managers :

  • STOP aux ruminations,
  • Et si un de vos collaborateurs rumine, proposez-lui les astuces mentionnées ci-dessus.

 

Sources :

Vidéo de Céline Bayaens sur You Tube

Site manager.com

Si vous souhaitez poursuivre votre lecture sur ce blog, cliquez ici !

Pour recevoir notre livret gratuit "Quel dirigeant êtes-vous?", il vous suffit de cliquer sur le bouton ci-dessous. Cela vous permettra, en outre, de recevoir mes newsletters

A propos de :

Créatrice à l'âge de 26 ans d'une entreprise qu'elle a dirigé 11 ans, elle intervient aujourd'hui auprès d'autres dirigeants pour les aider à pérenniser, développer et optimiser la rentabilité de leur entreprise sans travailler 70 heures par semaine. Coach certifiée RNCP1 et consultante - créatrice de la société idrm - elle intervient sur la base de son expérience et menée par sa passion d'aider les entrepreneurs dans leurs challenges quotidiens.
HTML Snippets Powered By : XYZScripts.com
close

Téléchargez GRATUITEMENT le livret "Quel dirigeant êtes-vous?"

Dans ce guide Gratuit à télécharger - vous prendrez le temps de mieux vous connaître pour identifier les zones de risques pour votre entreprise  en remplissant le formulaire ci-dessous :

Vous recevrez également la newsletter idrm. Fichier déposé à la CNIL - Déclaration n° 2153487v0